Intoxication et vie sociale

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Sérieusement, une des raisons pour lesquelles vivre dans une communauté qui boit constamment me dérange est que cela rend les conversations TELLEMENT ennuyeuses ! Je peux toujours difficilement sortir avec un large groupe sans avoir de conversations qui tournent, pour une période considérable, autour du fait de boire, de se défoncer, de ce qu’ielles ont fait en étant défoncéEs, d’à quel point ielles étaient défoncéEs, blah blah blah.

Qui en a quelque chose à foutre ? Est-ce que les genTEs sont vraiment tellement ennuyeuSEs la plupart du temps qu’ielles ne méritent pas de conversation sans avoir la conscience altérée ? Ne pouvons nous vraiment pas penser à autre chose de plus intéressant à nous dire que de parler de notre propre destructivité ? Qu’en est-il de nos rêves, nos passions, nos idées folles, nos espoirs et nos peurs ? Je déteste aller à des fêtes où l’ivresse paralyse l’individualité dans de la bouillie, alors je peux avoir les mêmes railleries stupides avec 100 personnes mais pas une conversation qui ait un peu de sens avec une seule personne. Suis je anti-social de rester chez moi avec unE bonNE amiE ou un livre quand c’est l’unique alternative ?

Derrière les conversations ennuyantes, la dépendance à l’alcool limite nos vies sociales d’autres manières. Dans la culture bar, l’interaction publique est limitée au contexte où nous devons acheter quelque chose de manière à passer du temps avec d’autres personnes. Cela nous rend moins aptes à apprécier la compagnie d’unE autre dans un état d’esprit ordinaire ou sans l’intervention d’entreprises. Nous créons des liens en achetant, en consommant, en se paralysant…plutôt que par rapport à nos personnalités, en créant, en expérimentant, en ressentant. Au lieu de remettre cela en question, nous acceptons l’idée que nous avons besoin de consommer pour être capable de « décrocher », passer du bon temps, et d’aller au-delà des complexes et de nos propres limites qui contraignent nos vies.

Traduction d’un chapitre extrait de la brochure « Towards a Less Fucked Up World: Sobriety and Anarchist Struggle » par Nick Riotfag. Merci à Câlins, pavés, paillettes pour la traduction de cette dernière.

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