Communiqué du collectif SXE MADRID

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Le samedi 21 Mars 2015, notre collectif a assisté à « la Marche de la dignité » car il est nécessaire de s’allier et d’être politiquement présent dans la rue, sans pour autant nier notre opposition au travail salarié et en étendant le concept au-delà d’une perspective ethnocentriste, en donnant une voix aux sans-voix, c’est-à-dire aux animaux non-humains.

A la fin de la marche, un grand nombre de personnes, lassées de la routine citoyenniste de la manifestation, ont décidé de rompre avec le caractère conventionnel de la marche dont le trajet et les règles de conduite ont été dictées par l’état. Après des actions tranchant avec la banalité consumériste du centre ville de Madrid, il était logique que la manifestation se disperse dans les différentes rues. Avant la charge imminente de la police, les gens ont désespérément essayé de fuir l’avancée des forces de l’ordre, par crainte de l’habituelle brutalité policière de l’ État espagnol. Au cours de cette dispersion, trois membres de notre collectif ont été arrêtées, parmi eux deux sud-américains dont l’un est mineur. Ce dernier a été frappé violemment et à plusieurs reprises par la police, après avoir été coincé avec d’autres manifestants par l’IUP (Unidad de Intervención Policial).

Il a été emmené à Moratalaz où il fut détenu pendant plus de 4 heures, sans la possibilité d’aller aux toilettes, et a reçu des coups accompagnés d’insultes racistes de la part de la police. Après avoir constaté qu’il était plus jeune, il a été envoyé au Grume (dispositif de la police national espagnole qui s’occupe des mineurs) où le traitement n’a jamais cessé d’être hostile.

L’autre camarade (que nous appellerons « N ») était inconscient au moment de son arrestation et a été traîné vers un groupe de policiers qui lui ont donné des coups jusqu’à qu’il se réveille dans le fourgon de l’UIP. Quand il a été transféré au commissariat, il a été accueilli par deux policiers l’appelant par son nom de famille. Ils l’ont conduit en cellule puis l’ont frappé. Dans la pièce où il a été emmené pour prendre ses coordonnées, il eut une crise d’asthme. Par la suite, il a été transféré dans une cellule individuelle. Le lendemain matin, les policiers l’ont réveillé pour prendre ses empreintes. Puis quatre policiers l’ont accompagné aux toilettes où il reçut encore des coups. Ses tortionnaires lui ont dit que la prochaine fois, le SAMUR (service d’aide médicale urgente) viendrait le chercher. Pendant tout son séjour, il fut surnommé « métèque de merde ».

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La criminalisation du collectif SXE MADRID

Il est curieux de voir comment les médias bourgeois et la police travaillent ensemble à la criminalisation de n’importe quel collectif possédant une conscience sociale. Cette fois, notre collectif a été le bouc émissaire. Alors que seulement 3 des 17 personnes arrêtées font parti de notre collectif, les médias en parlent comme s’il s’agissait de la majorité. Le premier à avoir été directement lié à notre collectif le fut à cause du sweat qu’il portait, vêtement que n’importe qui peut acheter pour 18 € en nous contactant ou sur place dans les concerts straight edge qu’on organise.

L’autre personne (N) a été liée à notre collectif parce que certaines personnes, pour des motifs personnels et stupides, ont révélé son identité et ses activités politique sur les réseaux sociaux. Ces mêmes personnes qui utilisent le straight edge et ses idées politiques uniquement pour satisfaire leur vie sociale et leur ego. Sur 17 personnes arrêtées, il semblerait donc que ces deux personnes liées à notre collectif représentent la majorité. Ils veulent ainsi criminaliser un collectif qui prône un mode de vie SANS DROGUES et VEGAN, mode de vie ne soutenant aucunes souffrances infligées aux animaux pour les bénéfices humains.

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La répression 

Nos camarades sont en attente de jugement pour des accusations de trouble à l’ordre public, et violence sur des forces de l’ordre pour deux d’entre eux. Pour « N », les autorités ont demandé une incarcération immédiate SANS CAUTION. Le procureur demande plus de 6 ans de prison. Nous ajoutons que pendant le séjour au cachot, les accusations à l’encontre de notre camarade changeaient tout le temps, car il a été démontré qu’il se trouvait de l’autre côté de la ville au moment des faits pour lesquels il est porté coupable. Refusant de se soumettre aux mensonges de la police, il a été relâché provisoirement, après avoir subit un harcèlement abusif de la part de la police.

Nous remercions tous les groupes, collectifs et individus qui ont fait preuve de solidarité avec nous et nous acceptons toute aide qui nous sera proposée.

Compte solidaire : ES91 2038 1095 7530 0193 1786

PAYPAL: la_protesta@live.com

Libération Humaine et Animale !

La represión nos derriba, la dignidad nos levanta”

STRAIGHT EDGE MADRID

Sources : https://straightedgemadrid.wordpress.com/2015/03/26/comunicado-tras-la-represion-y-posterior-criminalizacion-a-nuestro-colectivo/

http://theferalspacecollectivexvx.blogspot.com.es/2015/03/support-needed-for-straight-edge-madrid.html

https://distromapache.wordpress.com/2015/03/28/communique-du-collectif-straight-edge-madrid-suite-a-la-repression-soufferte-dans-la-manif-du-21-mars/

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