Pourquoi cacher son visage lors des actions/manifestations pour la libération animale ?

LiberationAnimalOlli

« Si les activistes n’ont rien à se reprocher pourquoi cachent-ils/elles leurs visages ? »

C’est une question que l’on entend très souvent, et qui est généralement prononcée par une personne ayant toute sorte d’affiliation avec une corporation, une industrie ou même le gouvernement cherchant à labelliser les activistes en tant que terroristes. Malheureusement c’est aussi une question que l’on entend de plus en plus souvent de la part d’autres militants que l’on peut qualifier de welfaristes, et qui pensent donc que la loi est de notre côté. Cet article s’adresse à ces personnes.

Leur raisonnement est le suivant : si vous ne faites rien de mal, vous n’avez aucune raison de cacher votre visage. Si vous cachez votre visage, cela confirme vos activités illégales. C’est la raison pour laquelle vous êtes qualifié.e.s de terroristes.

Pour les personnes n’étant pas familières aux racines de l’activisme pour la libération animale, cela peut paraître comme un argument valide. Les masques sont généralement associés aux bandits, ninjas ou voleurs, qui peuvent être quelque peu intimidants. Pourquoi devrions-nous donc cacher nos visages lors des actions/manifestations ?

  1. La police : que ce soit à travers les caméras ou les arrestations, la police répertorie les personnes impliquées lors des actions, en particulier celles et ceux qui organisent ou qui apparaissent en ‘première ligne’. Même si vous n’avez rien fait d’illégal, et que vous pensez être du bon côté de la loi parce que vous êtes présent.e dans le but de sauver des animaux, ce n’est pas ce que la police pense des activistes. Au service du gouvernement et des lobbies, la police protège les intérêts financiers des entreprises ou institutions visées et mettra des bâtons dans les roues de toute personne tentant de faire évoluer les choses. Sans avoir rien fait d’illégal, vous pouvez être convoqué.e.s au commissariat dans l’unique but de détruire votre motivation et ainsi votre implication dans la lutte pour la libération animale.

  1. Les opposants : Prenons l’exemple des Hunt Saboteurs au Royaume-Uni qui s’opposent à la chasse à courre. Les chasseurs répertorient et traquent chaque Saboteur dévoilant son visage, dans le but de connaître l’adresse du domicile, le véhicule utilisé, la famille/proches… Il est extrêmement courant pour les Hunt Saboteurs de voir leurs véhicules vandalisés ou brûlés, de trouver des carcasses d’animaux déposés devant leur porte, ou de subir des menaces envers leurs proches et leur famille. Cela peut parfaitement s’appliquer à la lutte anti-corrida où les opposants sont extrêmement agressifs et prêt.e.s à tout pour sauver leur ‘tradition’ barbare. Là aussi, le but est de détruire la motivation des activistes et de détruire toute avancée apportait pour la libération animale.

  1. L’effet de groupe : Si l’on est réellement sérieux/sérieuse quant à notre désir de voir un jour la libération animale triompher, il faut être prêt à se ‘battre’, non pas forcément physiquement, mais du moins à gagner des batailles sur le terrain, et ce même à travers des actions/manifestations légales. Les entreprises, institutions ou personnes auxquelles nous nous opposons doivent voir notre détermination et comprendre que ceci n’est pas un spectacle ou une sortie entre ami.e.s, mais bel et bien une ‘guerre’ qui ne se terminera que par la victoire d’un camp ou d’un autre. Un groupe de personnes masquées et équipées montre beaucoup plus de radicalité et de détermination qu’un groupe de potes en sandales et en mode ‘hippie du dimanche’.

4. La solidarité : Lors de certaines manifestations, comme pour la lutte anti-corrida, la police a pour but de stopper les activistes dans un coin précis, les empêchant ainsi d’entrer dans une zone où leurs actions pourraient avoir un impact dévastateur, autrement dit qui pourraient sauver des animaux. Lors de ces actions, il n’y a guère d’autre choix que de forcer le passage, et donc de s’opposer aux ordres de la police. Si les activistes sont tous et toutes masqués, il devient alors quasiment impossible pour la police d’identifier les personnes à l’origine de l’opposition, et le débordement peut ainsi continuer jusqu’à ce que le but visé soit accompli.

 

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