La libération animale contre l’occupation Israélienne : nous soutenons la Palestine

Free-Palestine

Mise à jour: Peu de temps après la diffusion de cet article il nous a été reproché d’utiliser une caricature d’un dessinateur ‘antisémite’ nommé Carlos Latuff. Après de nombreuses recherches, rien ne nous paraissait reprochable hormis son opposition indéniable à la politique du gouvernement israélien, ce qui est justement ce que nous souhaitions exposer à travers cet article. Or, il y a quelques jours est paru un article à son sujet sur Confusionnisme.info (lien). Nous avons donc décidé suite à cela de supprimer l’image et de nous excuser pour cette erreur. En revanche cela ne change rien quant à la situation Palestine/Israël et notre vision de l’antifascisme.

Après les récents événements qui se sont passés à Gaza il y a quelques mois, il est temps pour les activistes de la libération animale de s’opposer à l’occupation violente de la Palestine. Alors que j’écris ces mots, 2000 palestiniens/palestiniennes sont mort.e.s, presque tous/toutes des civils, y compris environ 500 enfants. Près de 8000 personnes ont été blessées lors d’horribles attaques.

L’occupation israélienne est une occupation d’expansion urbaine, de pollution, d’agriculture industrielle coloniale, de racisme environnemental et de dévastation écologique. Elle a détruit la faune et la flore indigène, y compris le peuple palestinien, ainsi que ces systèmes d’agriculture qui existaient avant la colonisation européenne. Depuis 1901 le Fond National Juif a été capable d’accumuler rapidement les andains de territoire indigène palestinien à travers des initiatives pour « protéger la terre, améliorer les paysages et préserver les écosystèmes ». En réalité, cela n’est rien d’autre qu’un programme gouvernemental ayant pour but de détruire la faune et la flore et les remplacer par des pseudos forêts européennes de pin et d’eucalyptus. Toute cela est simplement une excuse pour éradiquer l’existence d’une terre palestinienne. Israël a établi 18 zones industrielles impliquant l’exploitation d’ouvriers ainsi que la contamination des sols par des déchets toxiques . L’expansion du colonialisme et des zones industrielles dans ces territoires sous occupation nécessite un réseau de routes qui dissèque et saisit encore plus de terres. Le mur d’apartheid, dont 90% se situe en territoire occupé, a déraciné des bois natifs et contaminé les ressources d’eau. Depuis le début de l’occupation, Israël a volé l’eau pour l’utiliser afin d’irriguer, pour des piscines ou tout simplement pour les industries. Sous toutes ces formes, c’est un état colonialiste qui ravage les terres, les animaux et les peuples natifs.

Israël a stratégiquement lavé les cerveaux sous couvert d’écologie ou de véganisme pour masquer l’occupation et l’apartheid. Tout comme Israël a utilisé des campagnes pro-LGBTQ pour rompre la solidarité de la part de la communauté LGBTQ internationale, cette nouvelle mode ‘protection animale’ n’est rien d’autre qu’une stratégie de relation publique pour obtenir du soutien et justifier l’oppression de l’occupation. Le premier ministre Benjamin Netanyahu s’est même auto-élu en tant qu’héraut pour la protection animale au Moyen-Orient. L’état a été si loin qu’il s’est même aligné avec la croissance du mouvement pour les animaux, en offrant des repas vegans et des tenues de combat vegans à ses soldats de l’Armée de Défense d’Israël.

Toute cette propagande a pour but de profiter de cette relativement récente croissance d’activistes pour les droits des animaux en Israël. Malheureusement, ce mouvement a été largement ‘apolitique’ et s’est approprié la libération animale en effaçant toutes les luttes historiques et actuelles qu’elle contient. Cette poussée d’activisme problématique coïncida avec une ‘tournée’ du gourou vegan Gary Yourofsky qui fit son discours à l’université Ariel, établie par décret militaire en territoire sous-occupation. Yourofsky, bien connu pour ses déclarations comme quoi les consommateurs/consommatrices de produits issus des animaux devraient être violé.e.s et assassiné.e.s, a été très clair quant à sa position sur l’occupation de la Palestine :

« Les humains sont la peste de cette planète… Je me fous des juifs ou des palestiniens, ou de leur stupide et enfantine guerre pour une partie de terre sacrée. Je me soucie des animaux, qui sont les seuls êtres opprimés, exploités et torturés sur cette planète. La souffrance humaine est une blague. C’est pourquoi je ferais mon discours dans n’importe quelle ville, de n’importe quel pays, de n’importe quelle location qui me recevra. Je ferais mon discours dans une école palestinienne s’ils veulent bien me recevoir. »

Est-ce notre mouvement ? Est-ce le combat pour la libération animale ?

Les activistes pour la libération animale doivent voir clairement les choses : c’est une tentative de séparation des protecteurs/protectrices des animaux du peuple palestinien. Israël a peur d’une solidarité entre ces deux mouvements car ils mettraient sous le projecteur les atrocités commises par cet état.

Bien qu’il y ait un mouvement pour les animaux en pleine croissance en Israël, il est important de reconnaître que cela ne peut pas être séparé du conflit lié à l’occupation de la Palestine. L’info dominante veut nous faire croire que le peuple palestinien est incapable de s’intéresser aux droits des animaux, qu’il/elles sont primitifs/primitives, barbares et qu’ils/elles méritent cette occupation par l’état israélien qui est « écolo, progressif, et humain ». La réalité est qu’Israël est incroyablement destructeur pour les animaux, la terre et le peuple, et a détruit les terres indigènes pour l’expansion urbaine, des industries polluantes, l’agriculture animale, le développement des routes, la rareté de l’eau et l’oppression brutale du peuple palestinien.

Les activistes pour la libération animale doivent s’opposer à l’occupation des terres par un gouvernement industriel et hautement militaire. Nous ne pouvons pas voir l’occupation comme une alliée de la libération animale, se faire avoir par leurs mensonges, ou renier ceux/celles qui ont besoin de notre soutien et de notre solidarité sous prétexte qu’elle nous aidera à accomplir une utopie vegan. Le mouvement pour la libération animale doit travailler main dans la main avec la solidarité pour le peuple palestinien. Quoi que ce soit d’autre serait un échec dans notre but de stopper le nombre d’animaux consommés à travers cette machine colonialiste. Il est temps de faire le lien.

C’est un appel à la solidarité. Nous soutenons la Palestine.

Traduction d’un texte de Resistance Ecology

http://www.resistanceecology.org/animal-liberation-against-israeli-occupation-we-stand-with-palestine/

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