Libération totale : un appel à l’action directe, au véganisme radical et à la révolution

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Chaque jour les atrocités dévastatrices mais néanmoins subtiles harcelant la planète continuent au bon vouloir des entreprises, des politiciens/politiciennes et de l’apathie humaine. Un milliard d’animaux non-humains (sans compter les poissons) sont assassinés en France chaque année (source : Planetoscope.com), et des milliers d’humains n’ouvrent pas les yeux ou du moins ne s’y opposent pas. Il y a aussi des millions d’humains qui sont victimes de l’esclavagisme, sont exploités ou assassinés à travers le monde. Ce n’est pas une comparaison entre le nombre de morts d’animaux non-humains et d’humains. C’est une présentation.

Mettons les chiffres de côté, le fait est que les animaux, non-humains et humains, sont assassinés par milliards chaque année. Ils/elles sont tué.e.s par toute sorte d’oppressions comme le sexisme, le spécisme, la transphobie, l’homophobie, le racisme, le colonialisme, et d’autres. Ce sont des oppressions perpétuées par un système capitaliste impérialiste. Le spécisme, comme toutes les autres formes d’oppression, englobe une hiérarchie à travers la domination d’un.e individu.e sentient.e par un.e autre individu.e sentient.e. La libération totale ne peut pas être accomplie en combattant seulement une forme d’oppression.

L’oppression, sous toutes ses formes, fait partie d’un complexe unique de dominations hiérarchiques. Pour des résultats sur le long terme, la lutte pour la libération doit être radicale et doit confronter les racines du problème de l’oppression.

L’action directe est effectuée lorsque les objectifs sont poursuivis et atteints sans demander ou s’agenouiller devant l’oppresseur. L’émancipation inclut la découverte de la puissance révolutionnaire d’un.e individu.e, sa détermination et son autonomie. La lutte pour la libération a besoin d’une autonomisation personnelle car sans émancipation, seule reste la soumission. La soumission est un compromis qui renforce la valeur inférieure d’un.e individu.e, en replaçant le pouvoir dans les mains de l’oppresseur. En tant qu’humains, nous sommes nous aussi victimes des mêmes élément oppressifs que les animaux non-humains.

Notre position de dominant est un privilège mais en aucun cas une liberté. En tant que personnes opprimées par un système de hiérarchie et d’autorité, nous sommes privées de notre capacité d’interpréter cette déconnexion avec la nature en tant que tragédie actuelle. L’espèce humaine continue ainsi de perpétuer à la fois un suicide et une destruction écologique.

Lorsque nous sommes furieux/furieuses, nous manifestons pacifiquement, signons des pétitions, ou supplions les politiciens de changer les choses. Le problème n’est pas notre rage, mais plutôt notre dépendance à utiliser des représentants pour changer les choses alors qu’ils participent eux-mêmes à ce système oppressif. Le problème n’est pas notre détermination mais plutôt notre manque de potentiel autonome pour accomplir des objectifs directement.

Le véganisme en tant que mouvement progressiste a bousculé ce système monolithique d’autorité. Avec l’augmentation de la répression d’état sur les activistes, il est évident de constater que le véganisme apporte une menace à l’industrie de l’exploitation des animaux non-humains. Cependant, une approche plus précise sur les ‘succès’ et ‘avancées’ montre que le spécisme existe toujours autant, peu importe toutes les pétitions qui ont été signées et les réformes de lois qui sont apparues. En tant que force oppressive à travers toutes les cultures, sous prétexte de traditions, et exacerbé par le capitalisme, le spécisme continue d’exister à travers le ‘bio’ ou le ‘élevé en plein air’.

Ces réformes continuent de promouvoir les animaux non-humains en tant que produits plutôt qu’en êtres sentients. Sous le capitalisme, le spécisme est un élément intégral de commerce, de production de masse et de marchandisation des animaux non-humains, tout en créant des métiers avec des salaires de misère. Similaire au racisme, au sexisme etc, le spécisme aide ce système qui exploite la majorité pour le bénéfice de certains. Un changement radical signifie identifier les racines du problème et les résoudre sans passer par l’état et le gouvernement.

Le véganisme radical ne signifie pas construire plus de ‘Biocoops’ ou demander aux supermarchés de vendre des ‘fromages’ ou ‘viandes’ vegans. Ces magasins se créent une clientèle en accoutumant les vegans alors qu’ils promeuvent le spécisme à travers leurs produits issus des animaux. Combattre le spécisme inclut une intolérance sans compromis face à chaque institution qui maintient cette oppression. Un compromis revient à délégitimer l’urgence de la libération animale.

Notre dépendance à travers ces institutions oppressives renforce leur existence. C’est pourquoi un boycott de ces institutions capitalistes, aux salaires d’esclaves et renforçant le spécisme, doit être promu au sein des communautés durables où la résistance est basée sur la propre détermination d’un.e individu.e…

Des communautés ou des collectifs peuvent démontrer l’abolition du spécisme en mettant en pratique la compassion, l’égalité, et les relations non hiérarchiques. Pour détruire efficacement le spécisme et intensifier le mouvement pour la libération animale nous devons ravager le trône du roi, pas seulement le secouer. Ceux au pouvoir doivent être confrontés et non suppliés. Les changements que nous souhaitons voir doivent être exprimés directement, pas par un vote. C’est à travers l’action directe radicale que nous nous renforcerons et que nous découvrirons notre potentiel révolutionnaire sans limites.

Les vegans radicaux reconnaissent que l’état est néfaste au développement naturel de responsabilisation et d’autonomie individuelle. Puisque le capitalisme a besoin d’une force répressive pour protéger les intérêts de celles et ceux au pouvoir, les individu.e.s agissant en dehors de ces règles sont victimes d’une répression violente. Même les manifestant.e.s pacifistes ont enduré la répression violente et l’intimidation. Lorsque l’on attend que l’état crée le changement, on capitule nos propres capacités permettant d’effectuer ce changement nous-mêmes. Lorsque l’on autorise le capitalisme à dominer nos vies sans aucune confrontation, on accepte toutes les formes d’oppression qu’il véhicule.

Un dommage sur une personne est un dommage sur nous tous/toutes. L’oppression systématique repose sur la séparation des personnes entre elles et la nature. La redécouverte de ces interconnexions avec la nature combat l’ignorance cultivée et promue par celles et ceux qui cherchent à dominer. Si notre but est l’égalité, alors toutes les institutions de hiérarchie doivent être abolies. Si la libération animale est le but de notre activisme, alors en tant qu’humain.e.s nous devons critiquer notre propre exploitation et asservissement. Si nos buts sont basés sur le long terme, alors nos actions doivent être radicales et directes. La libération humaine, animale et de la Terre ne peuvent pas fonctionner sous le capitalisme, ce système qui est basé sur la hiérarchie, l’exploitation et le génocide.

Notre dépendance à l’état pour de petits changements crée seulement une désillusion de progrès alors que nous détruisons notre propre détermination. Nous devons être révolutionnaires et libres contre la loi. Nous devons détruire ces tendances oppressives dans nos propres communications et relations. Avec un amour pour la liberté. Un amour qui nous donne l’opportunité de s’émanciper. Un amour qui ne peut pas être emprisonné par les constructions de contrôle parce que la nature de notre existence se définit par la liberté. Avec un amour et un désir pour la libération totale, laissons notre rage confronter chaque institution qui perpétue l’exploitation des animaux, humains et non-humains.

Texte tiré d’un article de Vegan Warfare

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