Pourquoi être vegan ? Par Vegan Warfare

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Le spécisme : la discrimination et l’exploitation d’individus sentients par rapport à leur espèce. Aussi connu sous le nom d’anthropocentrisme moral, le spécisme est la dévaluation des intérêts de celles et ceux qui n’appartiennent pas à l’espèce animale humaine. Similaire au racisme ou au sexisme, le spécisme est une injustice étant donné que l’espèce de l’individu est le seul et unique critère justifiant un traitement différent, basé sur des croyances préjudiciables concernant certaines espèces.

En tant qu’animaux humains se battant pour la liberté nous devons prendre en compte l’oppression des autres espèces animales. Ensemble, en tant qu’êtres sentients, nous avons vécu les effets dévastateurs de l’industrialisation et de la civilisation sur cette planète. Ensemble nous souffrons de douleur, torturé.e.s par les mécanismes d’autorité, de hiérarchie et d’oppression. La libération animale signifie la libération de toutes et tous. Compromettre la totalité de cette libération revient à congédier notre connexion avec la nature et saper toute forme de progrès effectué par la compréhension de nos parcours oppressifs et autodestructeurs.

Il est temps de détruire la fausse dichotomie de la ‘libération humaine et animale’ parce que nous sommes toutes et tous des animaux. La dichotomie est une division construite qui a renforcé le spécisme et laissé la place pour notre autorité perçue au-delà de la nature et des autres animaux autour de nous. LA LIBERATION ANIMALE DEMARRE PAR LE VEGANISME.

Être vegan n’est pas seulement une auto-libération en résistant à l’omnivorisme imposé à notre naissance (pour la plupart d’entre nous du moins), mais aussi un acte de rébellion contre cette culture qui normalise l’esclavage des animaux non-humains. C’est une expression de solidarité avec celles et ceux qui endurent la brutalité de cette oppression spéciste chaque jour. Le véganisme combat ce confort normatif entourant le spécisme avec une confrontation directe quotidienne quant aux régimes traditionnels et normes culturelles. Plus qu’un boycott d’entreprises qui vendent des produits issus des animaux, le véganisme propose un mode de vie anti-autoritaire et non hiérarchique qui promeut l’auto-durabilité, la santé et la conscience sur ce que l’on absorbe dans nos corps. Il propose également une fin à l’esclavage des animaux non-humains dans le but d’aboutir à une libération totale des animaux non-humains et des animaux humains. Être vegan signifie détruire toutes les frontières tout en étendant le respect pour tout être vivant plutôt qu’en le limitant à un certain groupe élitiste.

Si nous voulons sauver cette planète et s’assurer que la vie continue sur celle-ci, nous devons connaître ce que nous combattons et savoir pourquoi nous le faisons. Chaque année des milliards et des milliards d’animaux non-humains sont tués pour la nourriture, par la recherche scientifique, le loisir, et la liste continue sur des kilomètres. Ces actes de cruauté représentent un coup énorme contre la liberté innée de la nature. Une attaque perpétuée par la capitalisme et renforcée par le spécisme. L’impact de chacune de ces industries peut être vu de partout sur terre.

Voici des documentaires avec sous-titres français à voir gratuitement sur internet :

Earthlings

101 Raisons de devenir Vegan

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Une réflexion sur “Pourquoi être vegan ? Par Vegan Warfare

  1. Je ne vois pas la formule « libération humaine et animale » comme une dichotomie mais plutôt comme une mise en parallèle et une convergence. Elle me parait d’autant plus intéressante dans un contexte réactionnaire dans certains mouvements animalistes. Elle peut aussi permettre de casser l’idée de « conflits d’intérêts » entres libertés des humain-e-s et libertés des autres animaux.

    Après je comprends qu’on dise qu’elle ne remette finalement pas en cause la séparation entre les humains et les autres animaux. On peut, à tort selon moi,la comprendre comme deux luttes qui se rejoignent en soutien mais qui restent distinctes au lieu de former un tout, la libération animale…

    Et effectivement, détruire le concept d’humanité (d’un point de vue spéciste, c’est à dire construit en opposition à l’animal) est l’idéal mais l’oppression étant tellement importante dans notre société, je trouve ça plus clair de nommer et visibiliser la domination en nommant explicitement le groupe dominé et en le « séparant » clairement des dominant-e-s humain-e-s.
    Un peu comme le mot « féminisme », qui permet de vraiment visibiliser un groupe d’oprressées au lieu de noyer le tout dans un « humanisme » qui permet facilement de masquer les rapports de dominations (« je suis contre le feminisme, je suis humaniste » étant une phrase récurrente dans la bouche de sexistes décomplexés).

    Mais dans tous les cas, c’est cool de remettre en cause ce truc souvent utilisé et c’est très motivant ce texte 🙂

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